Mise à l'herbe

Pour bien vendre son exploitation, il faut bien l’évaluer

À partir de 2020, on prévoit 2.400 départs à la retraite d’exploitants agricoles. Ce qui correspond, dans les 10 ans à venir, à 45 % d’exploitations agricoles à transmettre. 

Parmi lesquelles de nombreuses exploitations laitières. Comment évaluer au juste prix votre bien et faciliter la vente ? Lait Solutions vous répond.

Quand un éleveur laitier veut transmettre et vendre son exploitation, il souhaite évidemment en récupérer le juste prix. L’acheteur potentiel, lui, veut acquérir un bien qui sera rentable afin de pouvoir rembourser son prêt et vivre de son travail. Pour fixer le prix de l’exploitation à vendre, il s’agira donc de faire la synthèse entre ces deux nécessités : la valeur patrimoniale et la capacité de remboursement de l’acquéreur.

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1. Évaluer votre entreprise

Pour déterminer la valeur patrimoniale de votre exploitation, le plus simple est de décomposer l’actif à reprendre. Réaliser un état des lieux des différents actifs à céder permet d’obtenir la valeur vénale de l’exploitation à céder.

Des paramètres à prendre en compte

Mettez vous à la place d’un éventuel acheteur et posez-vous les bonnes questions :

Vos bâtiments sont-ils bien entretenus ? Quel est leur niveau d’équipement ? Y a-t-il des investissements à prévoir ? À quelle distance est le voisinage ?

Il faut aussi prendre en compte les résultats comptables de l’élevage.

Pour évaluer la valeur de votre maison d’habitation, comparez-la à un bien équivalent, en fonction du marché local. Mais gardez à l’esprit que la proximité des bâtiments agricoles

À noter : Pour affiner l’estimation de la valeur de vos biens, vous pouvez faire appel à plusieurs experts en vente de matériel.  Tenez aussi compte de l’éventuelle nécessité de mise à niveau de l’exploitation. En effet, cela doit être pris en compte dans le plan de financement du repreneur.

2. vente d’une exploitation agricole : se mettre Dans la tête du repreneur

La priorité d’un acheteur, c’est que l’exploitation envisagée soit suffisamment rentable pour lui permettre de rembourser son prêt chaque année. Il doit aussi pouvoir vivre de son outil de travail et avoir les moyens d’épargner pour faire face à un éventuel coup dur. Cette marge est généralement estimée à 10 %.

Il estimera donc le bien selon un point de vue économique afin de déterminer la rentabilité potentielle de l’exploitation. Cela tient compte de l’Excédent brut d’exploitation (EBE).

Enfin, si la part d’autofinancement nécessaire dépasse les capacités du repreneur, ce dernier pourra tenter d’autres formes de financement. Il peut s’agir d’un prêt complémentaire de son organisation de producteurs, d’un crédit vendeur, d’un prêt familial.

À noter : les Jeunes Agriculteurs peuvent prétendre à des aides spécifiques.

3. Le compromis

Pas toujours évident, pour un éleveur, de céder le travail d’une vie. Il ne faut pas se laisser aller à demander un prix supérieur à ce que vaut l’exploitation en réalité, sous peine de ne jamais pouvoir prendre sa retraite ! Pour négocier au mieux la transmission de votre exploitation, anticipez cette étape et entourez-vous de professionnels, habitués à estimer la valeur des biens et à sécuriser ce type de ventes.

Le conseil de Lait Solutions

Une vente réussie, c’est une vente qui se base sur une bonne estimation. En effet, si l’efficacité économique de l’élevage n’est pas suffisant par rapport à la valeur patrimoniale souhaitée par le cédant, la transaction risque de tourner court.

Pour éviter toute déconvenue, entourez-vous du meilleur conseil. Notre partenaire, Altéor Transaction, a dix ans d’expérience dans la transmission d’exploitation.

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