Alt="bandeau02bis-vache-laitere-lait-solutions.com"

Comment optimiser la fréquentation au robot de traite ?

Vous avez installé un robot de traite dans votre exploitation et vous voulez optimiser sa fréquentation ? Lait Solutions vous dévoile quelques facteurs clés de réussite.

Prendre en compte le système de circulation

Dans un système robotisé, la circulation peut être libre, guidée ou contrôlée. Cette circulation aura un impact sur les refus de traite. Il est donc essentiel de réfléchir la circulation dès la mise en place de votre projet d’installation d’un robot de traite.

  • La circulation guidée impose un circuit aux vaches autour de trois zones bien délimitées : traite avec aire d’attente, alimentation et couchage. Les vaches ont accès à l’alimentation uniquement après la traite.
  • La circulation libre contrôlée limite l’accès au robot (parc d’attente avec critères de sélection à l’entrée). Les vaches sont dirigées vers tout le bâtiment en fin de traite : alimentation, couchage, boxes de tri, etc.

Quels critères utiliser pour optimiser la traite ?

  • Si la circulation est libre : utilisez le critère « nombre de traites + nombre de refus ». Pour un robot qui fonctionne bien, l’objectif moyen est de 4 traites + refus par jour. Il faut viser un refus minimum par vache et par jour. Sur les 100 premiers jours de lactation, visez au moins 3 traites par vache, 2 traites par jour en fin de lactation.
  • Si la circulation est « guidée » ou « libre contrôlée » : l’objectif est ici de faire venir au robot les vaches en gérant les critères d’acceptation à l’entrée du parc d’attente (intervalle de traite). Dans ce cas, vous pouvez vous référer au nombre de traites car le nombre de refus doit être minime.

Comparaison des systèmes de circulation (adapté de CRAB, 2009)

robot de traite

Tenir compte de l’implantation du robot de traite

L’implantation dans le bâtiment doit permettre de maximiser la fréquentation au robot de traite, en permettant notamment une bonne circulation :

  • Ne mettez pas d’obstacles à l’entrée dans le robot (racleur par exemple)
  • Positionnez le robot dans un endroit agréable pour les vaches (pas de courant d’air)
  • Installez une lampe juste au-dessus du robot pour le signaler la nuit, etc.
  • Prévoyez suffisamment de dégagement à la sortie du robot (notamment en circulation libre) : 5 mètres entre le robot et le 1er obstacle si une stalle, 7 m si deux stalles.

Une bonne gestion des points d’eau favorisera une bonne circulation des vaches :

  • Prévoyez un point d’eau en sortie du robot (1er obstacle dans l’idéal)
  • Veillez à la largeur des couloirs où se trouvent des abreuvoirs (une vache doit pouvoir passer
  • derrière une vache en train de boire, soit environ 3 m minimum)
  • Ne créez pas de phénomène « d’entonnoir »

A noter : afin de faciliter la circulation et le travail, il est indispensable d’avoir un système de tri (porte en sortie de robot) pour écarter des vaches à problèmes, des vaches à inséminer, etc. et de prévoir un circuit court.

Le nombre de traites par stalle et par jour

Nous pouvons également retenir comme point de repère le nombre de traites par stalle et par jour : 150-160 traites est un objectif pour 60 vaches sur une stalle.

Le nombre de traites sera alors supérieur à 2,5 traites par vache et par jour. Il est possible de faire plus de traites mais cela nécessite une présence de l’éleveur plus importante dans le bâtiment.

Tenir compte de la saturation de stalle

Le niveau de saturation de la stalle est un facteur clé à prendre en considération.

Plus la stalle sera saturée, et plus la fréquentation sera pénalisée. Avec plus de 65 vaches, il y aura moins de traites par vache, la circulation sera moins fluide et les primipares seront d’autant plus pénalisées.

Attention également s’il y a trop peu de vaches sur le robot. On constate en effet souvent des problèmes de circulation lié à un manque de dynamisme dans le troupeau : dans ce cas, préférez une circulation guidée.

Les autres critères à prendre en considération

La répartition des vêlages a son importance : en traite robotisée, l’idéal est d’étaler les vêlages sur l’année, afin de lisser le niveau de saturation de la stalle.

Les boiteries sont un facteur prépondérant.

En système de traite robotisée, cette problématique est plus fréquente car le temps de présence en bâtiment augmente (moins de pâturage). Ainsi, les vaches restent plus longtemps sur des sols bétonnés, entraînant un risque mécanique.

Un facteur de risque supplémentaire est un environnement humide, couplé parfois à une forte concentration d’animaux : le risque infectieux est plus marqué, notamment l’apparition de dermatite. Des vaches qui se déplacent moins vont entraîner moins de fréquentation, moins d’ingestion et au final une baisse de production. Il est donc indispensable de prévoir les outils pour maîtriser ces boiteries : pédiluve, possibilité de soulever les pieds, parage préventif, tapis sur l’aire d’attente, etc. Sur les bétons neufs, pensez à pulvériser du vinaigre blanc pour les acidifier (solution à 10%).

robot de traite

L’alimentation, quant à elle, joue un rôle important dans la fréquentation d’un robot de traite. La mise en place du pâturage aura également des conséquences sur la fréquentation.

Vous voulez en savoir plus ? Contactez un de nos experts Lait Solutions