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Les points clés pour maîtriser les boiteries des bovins en élevage

La boiterie dans un troupeau de vaches laitières peut avoir un impact très négatif sur la rentabilité d’une exploitation. Surtout quand l’on sait que les cas de boiteries sont plus fréquents en traite robotisée.
Si le parage préventif est le réflexe à avoir, d’autres bons gestes existent. En prêtant attention à l’état des sols de son bâtiment ou encore en le ventilant correctement, l’éleveur peut diminuer les risques de boiterie dans son troupeau.

Comment prévenir les pathologies infectieuses ?

Chassez l’humidité

Un environnement humide favorise l’apparition des microbes, notamment favorable à la dermatite. Il faut donc chasser l’humidité des sols et du bâtiment en général et supprimer les zones de macération. Enfin, l’aération et la ventilation sont essentielles pour diminuer le risque de développement des bactéries. Le plus possible, les vaches doivent avoir les pieds au sec pour éviter leur transmission. Cela favorise en effet l’apparition de cas de fourchet et de dermatite digitée, des maladies qui peuvent s’étendre à tout le troupeau et faire baisser de manière importante le rendement des vaches laitières.

En cas de sols humides, raclez les couloirs plus fréquemment (trois à quatre fois par jour). Il faut favoriser l’évacuation de tous les jus du sol.
A noter : une zone d’attente sur caillebotis limite le risque de contamination des sabots et facilite l’évacuation des jus.

Pour améliorer l’aération du bâtiment, il est possible d’agir, par exemple, sur le bardage du bâtiment.

Installez un pédiluve

L’installation de pédiluves est fortement recommandée. Si vous en êtes équipés, prévoyez un passage hebdomadaire pour tout le troupeau et changez la solution tous les 150-200 passages. Le pédiluve doit être le plus propre possible, pour éviter de nouvelles contaminations.

Les vaches dont les pieds sont infectés devront passer par le pédiluve tous les jours, pendant une dizaine de jours.
Installez, par exemple, votre pédiluve derrière la porte de tri. La porte aiguillera ainsi les vaches que vous aurez sélectionnées vers le pédiluve.
A noter : pour les élevages avec robot de traite, il est préférable de traiter les pattes en dehors de la station pour ne pas risquer de souiller le robot de traite avec le produit de traitement.

Comment prévenir les pathologies mécaniques ?

Les vaches sont sensibles aux sols sur lesquels elles évoluent. Trop durs, trop ou pas assez abrasifs, irréguliers… La corne poussera alors plus ou moins bien, entraînant dissymétrie, déformation, ouverture de ligne blanche et encore comblement ou congestion de la sole. Pour limiter les risques de boiterie, en plus du parage préventif, il faut donc faire attention aux sols du bâtiment et aux cheminements des vaches.

Par exemple, des tapis dans les couloirs d’exercice limitent les risques de maladies mécaniques, en préservant les pieds des vaches. Mais pensez alors à installer des tapis partout pour ne pas déséquilibrer le confort et la circulation dans le bâtiment.

Pensez aussi au chemin qu’empruntent les vaches plusieurs fois par jour, pour s’alimenter et pour aller à la traite. Il faut que l’itinéraire soit fluide. Enfin, elles ne doivent pas avoir à rester debout de manière prolongée. Ainsi, il est recommandé de ne pas dépasser une heure et demie de traite (deux heures grand maximum si votre troupeau est très important) à chaque fois. Surveiller le temps d’attente en traite robotisée.
Attention, encore, aux défauts de conception des logettes : la vache ne doit pas rester trop longtemps debout avant de se coucher. Cela risque d’entraîner des défauts d’appui et donc des soucis au niveau des pattes. Elle doit avoir assez de place pour se coucher et se relever sans problème.

Comment prévenir les troubles métaboliques ?

Il existe des liens entre problèmes de pattes et alimentation. Par exemple, un lien entre un déficit énergétique et des cas de fourchet est établi. Le coussinet graisseux du pied maigrit au point que le pied peut se retrouver au contact avec le sol humide…

Une relation de cause à effet a également été prouvée entre l’acidose (les toxines produites sont véhiculées par le sang dans les pieds) et la fourbure. En effet, l’acidose bouleverse le mécanisme biochimique et la synthèse de la corne, fragilisée. Si le dérèglement alimentaire persiste, la fourbure évolue vers sa forme chronique (nombreux cerclages sur la muraille, sabots concaves, corne jaune et friable).

Il s’agit alors de surveiller les transitions alimentaires et d’équilibrer les rations et leur distribution. Ces transitions alimentaires sont importantes, notamment pour prévenir les risques de fort amaigrissement de de cétose en début de lactation.

Vous voulez prévenir les boiteries de votre troupeau de vaches laitières ? Les conseillers Robotique et nutrition vous accompagneront au mieux pour cerner les points clés à travailler dans votre élevage. Contactez-les.