alt="vaches-laitiere-ration-hangar"

Donner du monopropylène-glycol (MPG) pour éviter l’acétonémie

Le monopropylene-glycol (MPG) peut être distribué aux vaches laitières pour prévenir les risques d’acétonémie et limiter le déficit énergétique en début de lactation.

La meilleure façon d’éviter l’acétonémie étant, de toute façon, de sécuriser la ration alimentaire du troupeau en début de lactation et d’être vigilant sur la période du tarissement. Lait Solutions vous conseille.

L’acétonémie se traduit par une élévation de la teneur en corps cétoniques dans le sang de la vache. C’est une problématique majeure en début de lactation. La plupart du temps, cela touche les vaches trop grasses ou fatiguées après le vêlage. L’acétonémie s’accompagne d’une perte de poids.

Cette maladie, qui entraîne une baisse de la production laitière, avec une hausse du TB et baisse du TP, est à surveiller. En effet, l’impact économique peut atteindre à minima 150 € en moyenne pour un cas clinique. Les vaches qui en sont atteintes peuvent connaître des soucis de reproduction.

L’éleveur doit être particulièrement attentif pendant la période de transition, c’est-à-dire au tarissement et en début de lactation.

Prévenir l’acétonémie en sécurisant la ration

Au tarissement, la ration ne doit pas être en excès d’énergie. En effet, les vaches trop grasses sont davantage sujettes à l’acétonémie.

Avant le vêlage, il est conseillé de réaliser une transition alimentaire de trois à quatre semaines.

En début de lactation, il est nécessaire de faire une rapide couverture des besoins énergétiques. La ration doit favoriser la relance de l’intestin (le niveau d’indigestion les jours précédant le vêlage a un impact fort). L’éleveur doit distribuer des fourrages de qualité et veiller à l’équilibre énergie/azote de la ration.

Attention : Ne distribuez pas trop d’aliments riches en sucres et favorables à la production de corps cétoniques.

À quoi sert le monopropylene-glycol (MPG) ?

Le monopropylène-glycol (MPG) est reconnu comme efficace dans le traitement ou la prévention des cas d’acétonémie des vaches laitières.

En début de lactation, la mobilisation des réserves corporelles (pour faire face au déficit énergétique, à une ingestion limitée), marquée chez les vaches laitières les plus productrices, entraîne une libération d’acides gras. La transformation des acides gras en énergie par le foie (cycle de Krebs) nécessite du glucose.

Une forte mobilisation des réserves corporelles et/ou un déficit en glucose seront à l’origine d’une accumulation de triglycérides dans le foie (stéatose) et de corps cétoniques dans le sang (combustion incomplète des acides gras).

Le MPG, utilisé comme précurseur de glucose, entre dans le cycle de Krebs et permet la combustion complète des acides gras en énergie : il n’y a donc pas de production de corps cétoniques.

Le MPG est rapidement disponible pour la production d’énergie car peu métabolisé par la flore du rumen : 1/3 est transformé dans le rumen et 2/3 est directement absorbé.

Usage du monopropylene-glycol (MPG)

En préventif

Pour tout le troupeau, on peut utiliser le MPG de cinq jours avant le vêlage jusqu’à trois semaines après le vêlage (période de déficit énergétique marqué). La dose moyenne préconisée est de 200 ml/jour. Une distribution sur plus long terme peut être envisagée au cas par cas : par exemple, il est possible de distribuer le MPG jusqu’à 60 jours pour les vaches fortes productrices (>40 kg de lait) ou alors prendre comme repère l’IA.

En curatif

L’éleveur peut décider d’administrer du MPG à seulement certaines vaches, souffrant : le MPG s’utilise alors pendant 3 à 5 jours à raison de 300 à 400 ml/jour. La distribution se fait en « drogage » pour s’assurer de la prise du produit par la vache concernée.

Et dans le cas des systèmes robot ?

Les robots de traite s’accompagnant le plus souvent d’une plus grande productivité de lait, les vaches sont alors plus sujettes à l’acétonémie. On note donc que la complémentation systématique en début de lactation s’est généralisée dans les exploitations équipées de robots de traite.

Attention : Le calibrage de la pompe ou du distributeur doit être contrôlé. En effet, l’utilisation du MPG peut s’avérer très onéreuses pour l’agriculteur. Ainsi une distribution du complément pendant 45 jours représente-t-elle un coût de 4 à 5 €/1.000 litres et par an (Source : L’Éleveur laitier).

Le conseil de Lait Solutions

Plutôt que de faire le choix, coûteux, d’une complémentation systématique avec l’objectif de prévenir l’acétonémie, il vaut mieux travailler à avoir une ration équilibrée, qui s’adaptera à toutes les périodes clés. Les consultants Nutrition de Lait Solutions peuvent réaliser un audit de votre ration et vous conseiller sur l’alimentation à donner à votre troupeau selon vos objectifs. Faites un devis gratuit et en ligne.

LIRE AUSSI : Alimentation du troupeau laitier, nos conseils pour optimiser la ration