Installer un robot de traite dans son exploitation laitière : faut-il se lancer ?

En France, de plus en plus d’éleveurs laitiers ont déjà franchi le pas et équipé leur exploitation de robots de traite. Selon l’Institut de l’élevage, le nombre d’exploitations robotisées a doublé depuis 2010. Aujourd’hui, environ 5 000 exploitations laitières françaises disposent de robots de traite.

Pour autant, l’exploitant qui s’apprête à robotiser la traite sur son exploitation a intérêt à procéder à une étude économique précise en amont.

En effet, l’arrivée du robot a des conséquences capitales pour l’entreprise. Même sur le long terme, le gain qu’il permet (économie de temps ou de salariés) sera peut-être minime.

Comment faire pour prendre la bonne décision ? Voici quelques conseils pour choisir au mieux.

  • L’achat et l’installation du robot de traite représentent un investissement majeur

Le montant du robot varie en fonction du nombre de stalles dont il est équipé (une stalle suffit à traire quotidiennement un troupeau de 60 à 70 vaches laitières). Il faudra compter 150 000 € pour l’achat d’un robot monostalle. Des frais de maintenance annuelle (15 €/1000 litres de lait en moyenne) viennent s’ajouter à ce montant.

L’implantation du robot dans le bâtiment est un facteur prépondérant, notamment vis-à-vis de la circulation des animaux. Par exemple, Il convient de prévoir un dégagement suffisant à l’entrée du robot pour faciliter la circulation des animaux.

Attention : pour que le robot soit fonctionnel, la circulation du troupeau, qu’elle soit guidée, sélective ou libre, doit être optimale. C’est une des clés de la réussite du passage à la robotisation. La vache doit se présenter spontanément pour la traite. Rien ne doit lui faire obstacle.

  • De nombreuses données disponibles

L’installation du robot va de pair avec celle d’un local informatique depuis lequel l’exploitant reçoit les informations liées à son troupeau. Avec le robot de traite, vous allez suivre différemment les évolutions de votre troupeau. Le suivi informatisé vous permet de déceler très rapidement les problèmes ou événements qui affectent vos vaches : retard de traite, mammites, problèmes métaboliques…

Cela sous-entend bien sûr une formation aux logiciels afin d’utiliser correctement le robot. Il faut également songer qu’en cas de congé ou de maladie de l’exploitant, le remplaçant doit pouvoir maîtriser ces outils informatiques.

Attention ! Le robot ne dispense pas non plus l’exploitant de surveiller son troupeau. Par son expérience, il sait mieux que quiconque détecter les problèmes qui peuvent atteindre ses animaux.

  • Le gain de temps engendré par la traite robotisée dépendra de nombreux facteurs

Lorsque le troupeau est habitué au robot, les exploitants constatent souvent une économie de temps. Ce qui est marqué, c’est que le robot libère de l’astreinte biquotidienne imposée par la traite. Cela lui permet une plus grande souplesse dans l’organisation de son travail sur l’exploitation ainsi qu’une meilleure qualité de vie.

  • Le robot de traite peut modifier l’alimentation du troupeau

Entre le pâturage et le robot de traite, la circulation doit être optimale pour ne pas trop pénaliser la fréquence de traite. L’installation d’un robot de traite au sein d’une exploitation entraîne généralement la diminution du pâturage.

Ainsi, les coûts liés à l’alimentation du troupeau seront plus élevés car l’exploitant devra augmenter ses volumes de fourrages stockés et aussi de concentrés.

Un dernier point : soyez vigilent sur la qualité du lait (leucocytes en particulier) et n’hésitez pas à réformer pour ce faire des vaches.

Une fois le robot de traite installé dans votre exploitation, les conseillers de « Lait Solutions » vous apportent leur savoir. Ils vous aident à optimiser les performances de votre troupeau. Les conseillers de « Lait Solutions » répondent également à vos interrogations en amont de votre projet.

Pour les contacter, il suffit de cliquer ici.