Louer ou acheter son tracteur ?

Faut-il acheter ou louer son tracteur ? La réponse est à chercher du côté de l’utilisation prévue et des capacités de financement

Il existe un seuil d’utilisation annuelle à partir duquel il est plus intéressant, d’un point de vue économique, d’acheter que de louer. Mais d’autres critères peuvent entrer en jeu comme la fiscalité ou les aspects techniques et pratiques.

Voici les conseils de « Laits Solutions ».

COÛT RÉEL

Avant toute chose, il est impératif de vérifier la réelle nécessité de ce nouveau tracteur.

Pour ce faire, il faut calculer le coût réel du matériel présent pour justifier ou non du renouvellement (s’il est trop coûteux) ou de l’agrandissement du parc matériel (s’il est insuffisant).

Ce coût dépend du prix d’achat du tracteur, de la durée de l’amortissement, du nombre d’heures d’utilisation annuelle, de la nécessité ou non d’avoir recours à de la main-d’œuvre, etc.

Si le besoin d’un tracteur supplémentaire se confirme, vient ensuite la question de la modalité de l’acquisition. Il est conseillé de comparer trois modalités : l’emprunt bancaire, le crédit-bail et la location simple (cf. tableau ci-dessous).

tableau

UNE CHARGE RESTE UNE CHARGE

L’estimation du coût en trésorerie de l’acquisition ou de la location permet d’évaluer le coût réel de chaque option.

Il faut compléter cette analyse par l’éva­luation de l’impact sur les charges comp­tables et donc sur le revenu imposable qui influencera l’impôt et les cotisations MSA.

Attention tout de même : il y a un décalage de trésorerie entre la dépense effective et le gain sur les prélèvements sociaux et fiscaux. De plus, ces gains ne seront pas supérieurs à la dépense, une charge reste une charge.

CAPACITÉ DE REMBOURSEMENT

Pour une utilisation de – de 400 h/an ou ponctuelle, la location apporte souplesse et fiabilité.

Pour une utilisation plus importante, l’investissement peut être moins cher à moyen terme, mais il nécessite de la trésorerie et engage sur la durée.

Toutefois, pour réduire l’investissement initial, il est possible de choisir du matériel d’occasion ou d’investir à plusieurs.

Le crédit-bail est une alternative intéressante, même s’il représente souvent un coût global plus important sur le moyen terme. Pour les besoins en travaux de courte durée, il existe également d’autres possibilités comme l’achat en commun (Cuma) ou la délégation des travaux (ETA). Avant de prendre une telle décision, il est essentiel d’effectuer le comparatif des différentes possibilités en fonction de sa propre situation.

Pour évaluer sa capacité de remboursement, il est important d’estimer l’évolution de l’Excédent brut d’exploitation (EBE) et de la trésorerie dans les années à venir. Si la trésorerie est faible, si le niveau d’endettement est déjà élevé ou si les variations de revenus sont importantes, il est déconseillé d’investir.

Il faudra alors privilégier une des alternatives proposées précédemment car plus efficace et plus économique.

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